À la une

Compagnie Exuvia

Danse & Arts visuels

Création en cours: Composer l’invisible

Résidence de recherche
Le Silo, Méréville 91, du 28 juin au 3 juillet 2021
Capture vidéo, Le Silo, Méréville 91, du 28 juin au 3 juillet 2021

Nous souhaitons monter un spectacle de danse insectoïde enrobé de mues, par le mariage des arts visuels et des arts vivants. C’est un spectacle qui parle de l’imbrication des êtres et de leur dissolution dans le paysage. Le costume, le son, et le mapping nous permettent de traverser d’un monde à l’autre, en métamorphosant à la fois le décor et le corps. Les mouvements de danse font allusion à ceux d’animaux. Le décor est vivant, il est tantôt animé par le mapping, tantôt par la danseuse. Il finit par engloutir cette dernière, qui se retrouve dans le ventre d’un serpent. Les sons imitent le vivant et brouillent les repères entre réel et imaginaire. Le costume joue un rôle important, il permet au corps de perdre son apparence humaine, et de re-composer d’autres entités.

Cocon feuille, Le Silo, Méréville 91, du 28 juin au 3 juillet 2021

Le spectacle évolue à travers des jeux entre le visible et l’invisible, et les liens qui existent entre la présence, la forme et l’identité du corps. Celui-ci émerge alors dans un monde obscur où interagissent une multitude d’êtres. Il devient présence. À la lumière, la danseuse se retrouve dans un monde de proies et de prédateurs. Le paysage peut à son tour se changer: une écorce se transforme en fourmilière, les feuilles se changent en plantes carnivores et un tronc se mute en serpent.

Capture vidéo, Le Silo, Méréville 91, du 28 juin au 3 juillet 2021
Crédit photo: Bernard Bousquet; in Pile ou Frasq, octobre 2020, Le Générateur, Gentilly 94
MISE À MUE

La performance a pour point initial d’animer la mue par le corps, matière organique, frêle : la
matière est reine. 
Elle est l’empreinte d’une altérité. Portée, elle impose l’étrange présence d’un corps hybride
ou plutôt celle de deux corps en symbiose. Les mouvements empruntent ceux d’une
animalité. Revêtir l’autre, c’est une incitation à la mutation. Une mutation qui finalement
donne vie à une matière morte. Elle vit par le corps qu’elle habille, par le bruit de ses
frissonnements, par sa résistance ou sa fragilité. La mue se détache petit à petit parce que la
matière en a décidé ainsi ou par le geste de la danseuse. Le corps se dénude de toute
animalité, révélant une chair mise à nue et les traces d’une transformation.

Crédit photo: Bernard Bousquet; in Pile ou Frasq, octobre 2020, Le Générateur, Gentilly 94

Lien de la vidéo:

https://vimeo.com/471988069

Créez votre site Web avec WordPress.com
Commencer